En langue somali, biyo signifie eau. Biyo-H20 est une petite organisation qui a vu le jour à Montréal en 2012. Le projet est né des séjours de Taher au Somaliland (au nord-est de la Somalie) dans la Corne de l’Afrique, d’où il est originaire. Son dernier séjour, à l’automne 2011, est marqué par la grande sécheresse qui sévit alors dans toute la Corne de l’Afrique.

La petite localité de Bulahar n’est pas épargnée. En plus du sévère manque de pluie depuis quatre ans (La crise de l’eau), le camion citerne qui dessert sa population est défectueux! La situation est critique, sans accès à l’eau potable depuis des mois déjà, ses habitants sont forcés à des déplacements incessants et réduits à creuser des puits de surface de leurs mains pour s’abreuver et abreuver leurs animaux.

L'eau puisée d'un heel (puits de surface) pour consommation humaine comme animaleLes membres du guurti, conseil d’élus et aînés de la commune de Bulahar vont à la rencontre de Taher et sollicitent son aide.  À son retour au Québec, Taher et sa conjointe, marqués par l’adversité extraordinaire de cette communauté, deviennent porteurs de ce projet d’eau! 

En mars 2012, avec deux de leurs amies, ils fondent Biyo-H20 pour mettre en branle le projet. Leur objectif : amasser les fonds suffisants à la réalisation des travaux de forage à Bulahar pour donner accès à une source d’eau salubre et assurer le développement durable de cette communauté menacée par le manque d’eau chronique.

Le Somaliland: pays oublié. Bien que la grande stabilité politique du Somaliland en fasse un modèle de démocratie en Afrique et malgré les problèmes récurrents de sécheresse et d’accès à l’eau dans cette région, l’aide internationale, qui se chiffre en millions, s’est concentrée jusqu’à ce jour, davantage sur l’aide d’urgence que sur le développement durable.

J’appuie Biyo-H20 !