Projet Bulahar

Le petit village de Bulahar est situé dans le district du même nom, dans la province de Sahil, au Somaliland (région qui s’est détachée de la Somalie en 1991). Une zone aride où les précipitations sont extrêmement variables (200 mm et - par an).

Situé à moins de deux kilomètres de la mer, on y trouve un poste de police, une mairie, une petite école, deux magasins de ravitaillement, deux petits restos, une mosquée et un dispensaire en construction. Plusieurs camionneurs venant de la capitale et allant à Djibouti passent par le village pour se reposer et se nourrir. Plusieurs centaines de nomades campent à un rayon de 30 kilomètres du village, dispersés dans la savane avec leurs troupeaux et se ravitaillent au village.

La localité de Bulahar et son petit village sont aux prises avec un problème d’accès à l’eau salubre.  L’eau consommée aussi bien par les gens que les animaux provient de puits creusés à la main à quelques mètres de la mer où à proximité des rivières asséchées. Ces puits à ciel ouvert, contaminés par les excréments des  animaux sauvages et domestiques, ont en plus un taux de salinité souvent élevé, parfois fatal pour les jeunes enfants et les femmes enceintes.

 

 

 

Les dernières pluies  significatives remontent à quatre ans dans cette région. Les femmes et les enfants doivent parcourir des kilomètres pour chercher l’eau. Plusieurs enfants voient leur scolarité compromise car ils sont mobilisés pour aider leur famille au transport de l’eau. Les hommes passent des heures à abreuver à la main le bétail. Le dispensaire en fin de construction n’est pas fonctionnel sans eau courante. Dans les deux petits restos, les serveuses lavent les verres et les assiettes en les plongeant toute la journée dans le même seau d’eau. Les écoliers boivent tous dans le même baril avec la même cannette.  Plusieurs personnes souffrent de diarrhée et de maladies reliées à l’insalubrité de l’eau.

Notre source de motivation: avec son objectif de construire un forage d’eau dans la localité, Biyo-H20 souhaite du même souffle améliorer de façon significative la qualité de vie de ses habitants. Environ un millier de personnes, en majorité pasteurs nomades, bénéficieront d’un accès à l’eau potable, dont les 200 habitants du petit village de Bulahar. La cohabitation au sein de cette localité est vitale pendant les longs mois de sécheresse du jilaal (de janvier à mai) alors que nomades et sédentaires entretiennent des liens d’entraide encore plus étroits.

Pendant les longs mois de jilaal, les nomades pourront abreuver leurs bétails dans un bassin aménagé à cet effet; tandis que les longues heures de marche, avec des bidons de 20 litres sur le dos, seront épargnées aux enfants et aux femmes.

Bénéfices et retombées                                                                                                                                                                                         L’accès à l’eau potable, réalité courante ici, est un rêve pour toute une communauté qui pourra désormais:

  1. résister aux périodes récurrentes de sécheresse et de disette;
  2. pratiquer la culture maraîchère et ainsi accroître la diversification alimentaire;
  3. accroître son niveau de santé;
  4. accroître le niveau et le taux de scolarisation des enfants;
  5. alléger considérablement le travail  de tous lié à la collecte et au transport de l’eau, ainsi qu’à l’abreuvement des bêtes;
Mettons-y notre goutte d’eau et  ensemble, donnons une source d’eau permanente à Bulahar!